La visite, ce mardi, de Martin Day, porte parole du gouvernement britannique, en Algérie, s'inscrit dans un cadre de renforcement des relations entre Londres et Alger et de jeter des ponts entre les deux pays.
" Un peu plus de deux millions de britanniques sont musulmans dont des ministres, des parlementaires et des Lords", affirme t-il. Dans un long entretien au forum d'Echorouk, le diplomate a répondu à plusieurs questions allant du droits à la libre circulation des personnes, à l'obtention du visa par les algériens, en passant par les questions sécuritaires, économiques, ainsi que la question palestinienne et particulièrement l'assassinat de Mahmoud El Mabhouh par le Mossad qui a recouru à des passeports britannique. Dans un arabe raffiné, recherché et parfaitement maîtrisé Martin Day affirme qu' " Il n'y a pas de distinction entre les passagers" en matière de sécurité. Très peu prolixe sur certaines questions telle que le nombre de demande de visas accordé à l'Algérie et évasif sur la question sécuritaire, notamment en matière de coopération, le porte parole du gouvernement britannique, assure de la " coopération entre la Grande Bretagne et l'Algérie" et déclare que son pays reste "ouvert sur cette coopération entre les services de sécurité et qu'aucune concession n'est tolérée par la Grande Bretagne qui refuse de payer des rançons aux terroristes".
Martin Day estime que " la situation sécuritaire est stable en Algérie bien que des tentatives de déstabilisation existent, comme partout dans chaque pays." Reconnaît-il. Le diplomate qui ne souhaite pas "s'ingérer dans les affaires de la justice britannique ni celles des services de renseignements" s'est attelé à répondre aux questions d'ordre économique, considérant que " l'Algérie est un pays souverain qui a tous les droits de régenter sa politique d'investissement" à propos des lois algériennes sur l'investissement, le porte parole du gouvernement de sa majesté, conditionne cette "liberté" par le préalable " d'écouter aussi ses partenaires économiques". " Des opportunités d'investissements hors hydrocarbures existent en Algerie notamment dans le marché local" dira-t-il. Sans donner de chiffres, il reconnaît qu'une hausse de 30 % a été enregistrée dans ce sens durant les dix mois de l'année écoulée. La question de délivrance de visa revient sur les devant et à ce sujet, il affirmera que " l'obtention du visa est, certes, des plus difficile à obtenir mais tout citoyen algérien peut solliciter l'accès au territoire britannique. Une fois la procédure entamée et répondant aux exigences, le visa est accordé presque immédiatement." 61 % de la demande a été accordée".
Au sujet d'Israel, et des intérêts du Royaume Unis avec les pays arabes, ce dernier soutien que "nous entretenons des relations équilibrées tant avec les arabes qu'avec Israël". Concernant l'assassinat d'el Mabhouh à Dubaï, Martin Day affirme que son pays n'était pas au courant du projet d'assassinat du dirigeant palestinien ni de l'utilisation de faux passeports britanniques tout en dénonçant cet acte. Préférant le pragmatisme, l'invité d'Echorouk affirme que " Nous avons demandé à Israel de coopérer avec nous dans cette affaire et attendons les résultats de l'enquête en cours". En ce qui concerne la plainte déposée contre Tzipie Livni, le porte parole du gouvernement Gordon Brown infirme toute idée de mandat d'arrêt lancé à l'encontre de l'ancienne ministre des affaires étrangères israéliennes par la justice anglaise. " Aucun tribunal britannique n'a délivré de mandat d'arrêt contre Tzipi Livni". Relevant, cependant, que " la justice britannique est un fervent défenseur des droits de l'homme et le crime contre l'humanité est un crime !"
mardi 23 février 2010
Plan américain pour détruire la Sonelgaz et la Sonatrach
Dans son rapport 25 828 au sujet de l’Algérie, la Banque Mondiale a révélé que le crédit qu’elle a accordé à l’Algérie en mars 2003 pour l’élaboration de la loi sur les hydrocarbures, dont le président de la république a refusé la première version présentée par le ministre de l’énergie et des mines, avait pour seul but la privatisation du secteur de l’électricité et des hydrocarbures. Le rapport ajoute que ces objectifs n’ont pas été tus lors de la signature de l’accord avec les ministères des finances et de l’énergie qui a supervisé la préparation du projet de privatisation des sociétés Sonatrach et Sonelgaz par des experts internationaux indépendants dans le cadre de l’octroi du crédit de la BM. Ce crédit se monte à 18 millions de dollars et prévoit la privatisation et l’ouverture à l’investissement privé national et étranger du secteur de l’énergie à différentes étapes, ce qu’a d’ailleurs entamé le groupe Sonelgaz.
La Banque Mondiale a tenté de passer sous silence les opérations de privatisation du secteur, sauf que le président a procédé à l’amendement de la loi sur les hydrocarbures à la grande surprise de la Banque qui s’attelait à accélérer le processus de privatisation du secteur des hydrocarbures, la Sonatrach et la Sonelgaz, à travers le transfert des activités liées à l’énergie à commencer par la prospection, l’exploration, l’exploitation, jusqu’à la production, le transport, la distribution, le stockage et enfin la commercialisation.
Cette tentative est pourtant en contradiction avec le décret présidentiel 105-95 portant sur la création du Conseil national de l’énergie, et dont l’article 02 fixe ses missions, notamment la préservation des réserves stratégiques du pays dans le secteur de l’énergie, et le type de partenariat stratégique avec les opérateurs étrangers dans ce domaine.
eshourouk online
La Banque Mondiale a tenté de passer sous silence les opérations de privatisation du secteur, sauf que le président a procédé à l’amendement de la loi sur les hydrocarbures à la grande surprise de la Banque qui s’attelait à accélérer le processus de privatisation du secteur des hydrocarbures, la Sonatrach et la Sonelgaz, à travers le transfert des activités liées à l’énergie à commencer par la prospection, l’exploration, l’exploitation, jusqu’à la production, le transport, la distribution, le stockage et enfin la commercialisation.
Cette tentative est pourtant en contradiction avec le décret présidentiel 105-95 portant sur la création du Conseil national de l’énergie, et dont l’article 02 fixe ses missions, notamment la préservation des réserves stratégiques du pays dans le secteur de l’énergie, et le type de partenariat stratégique avec les opérateurs étrangers dans ce domaine.
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